Pourquoi la réforme du chômage arrive ce printemps

La réforme du chômage en France va entrer en application en juillet 2021. Cela fait longtemps que cette réforme est dans les tuyaux. Mais pourquoi arrive-t-elle maintenant en pleine pandémie alors que l’économie est au plus mal et alors que le chômage est au plus haut.

En résumé cette réforme va durcir les conditions et diminuer les indemnités.

Plus de 30% de chômeurs vont voir leur indemnité baisser de 20%. Déjà quand on est au chômage on ne gagne pas beaucoup. On arrive tout juste à survivre mais avoir une baisse de 20% c’est énorme.

Selon le gouvernement, la modification du calcul du salaire journalier de référence (base de l’allocation) est « un enjeu d’équité », car l’indemnisation est actuellement plus favorable aux personnes alternant contrats courts et inactivité qu’à celles travaillant en continu. Selon l’Unédic, environ 840 000 personnes (38 % des allocataires) toucheraient une indemnisation inférieure de plus de 20 % en moyenne à ce qu’elles recevraient avec les règles actuelles, même si elles bénéficieraient de droits plus longs. Pour en limiter l’impact, le gouvernement introduira un plancher qui limitera la baisse maximale.

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/la-r-c3-a9forme-de-l-e2-80-99assurance-ch-c3-b4mage-entrera-partiellement-en-vigueur-au-1er-juillet/ar-BB1e9tz8

Mais pourquoi cette réforme arrive maintenant. Peu d’article parle de cela. Mais c’est important à comprendre parce que politiquement c’est un peu du suicide peu de temps avant des élections.

Le Journal Marianne nous donne un indice.

« Les retraites doivent être discutées » : Bruxelles réclame des réformes en échange du plan de relance européen

En résumé la France est OBLIGEE de faire ces réforme sinon elle ne recevra pas l’argent du plan de relance COVID. Vous vous souvenez que les européens ont conclu un accord. La France est la pays qui va le plus perdre car elle va payer 80 milliards et recevoir 40 milliards. Certain vont utiliser la corde de la solidarité. Oui c’est vrai la France n’est pas le pays qui a le plus souffert de la crise du COVID, il y a pire, c’est un pays riche donc la France doit payer pour les autres pays.

Mais ce qu’il faut savoir c’est que les 40 milliards d’aide sont conditionnées. C’est un peu comme une banque qui prête de l’argent elle demande des garanties. Et parmis la liste des contitions il y a la mise en application de ‘réformes scruturelles’

En conclusion je vous copie le dernier paragraphe de l’article de Marianne. Langage difficilement compréhensible par tout le monde.

« Mais la Commission pourrait peser sur la décision finale même en l’absence d’un droit de veto. « Politiquement, sur ces sujets-là, c’est assez peu fréquent qu’un avis négatif de la Commission soit renversé, assure en ce sens le porte-parole de Bruxelles. Car il s’inscrit dans l’intérêt commun et respecte les échanges que nous avons eu« . Même son de cloche côté français : « En pratique c’est très compliqué de réunir une majorité qualifiée qui est différente de l’avis de l’exécutif européen« , souligne le ministère de l’Economie. Au demeurant, la Commission affiche de bons espoirs qu’une telle extrémité ne se présentera pas. « Personne n’envisage qu’un Etat n’ait pas de plan de relance à la fin, grâce aux efforts réguliers de discussion avec les pays membres« . En clair, d’éventuels désaccords devraient se régler avant que Bruxelles ne rende son avis. Et les précieuses réformes trouver leur place dans les agendas nationaux. »

En clair : la réforme de l’assurance chômage va se faire en France de gré ou de force.

Il semble important de comprendre cela et d’aller à la source. Critiquer le gouvernement ne sert à Rien. Critiquer Macron non plus. Faire des manifestations est tout aussi efficace que bouger de l’air. Si on ne comprends pas que les décisions se font à Bruxelles et non plus à Paris.

La réforme du chômage n’est qu’une réforme structurelle parmis d’autres à venir.

Boussole Europe

Boussole Europe un mouvement contre l’accord cadre

La Suisse est un pays qui ne fait pas parti de l’Union Européenne pourtant peu à peu elle est obligé d’appliquer certaines directives.

Boussole / Europe a pour objectif d’assurer une politique économique extérieure de la Suisse avec l’UE ouverte sur le monde et dynamique, tout particulièrement en ce qui concerne les relations avec nos principaux voisins européens. Nous soutenons la voie bilatérale de la Suisse, mais rejetons l’accord-cadre avec l’UE, car il prétérite de manière excessive l’autodétermination rendue possible par la démocratie directe, de même que la souveraineté de la Suisse.

La Suisse entretient depuis des années des relations fructueuses avec l’Union européenne (UE) et est consciente de sa position géographique ainsi que de son importance en Europe. C’est justement pour ces motifs que la Suisse cherche à renforcer ses liens avec l’Europe et avec le monde sur le plan de l’économie, de la politique, de la formation, de la science, de la société et de la culture. Elle entretient d’excellentes relations avec l’UE, qui insiste pourtant pour que la Suisse se rapproche encore d’elle en signant un accord institutionnel (InstA). Nous estimons que l’UE va trop loin et que cet accord-cadre ne correspond pas à notre conception de l’État, fondée sur le fédéralisme et la démocratie directe. L’accord-cadre dans sa version actuelle n’est pas la bonne voie pour la Suisse. Avec les accords bilatéraux I et II, et avec l’accord de libre-échange de 1972, nous disposons d’un ensemble d’accords sur mesure conclus avec l’UE.

L’accord-cadre institutionnel est un contrat mal négocié qui nuit à la Suisse.

La Suisse et l’Europe ont besoin de relations constructives basées sur un pied d’égalité.

L’accord-cadre prévu ne respecte pas système politique de la Suisse.

L’adoption de facto automatique de la législation européenne sape la souveraineté de la Suisse.

L’accord cadre c’est quoi ?

La Suisse et l’Union européenne sont liées par cinq accords bilatéraux dits d’accès au marché: la libre circulation des personnes, les transports terrestres, les transports aériens, les obstacles techniques au commerce et l’agriculture. Pour que ces accords restent d’actualité, ils doivent régulièrement être adaptés à l’évolution du droit européen et intégrés dans le droit suisse.

Actuellement, la Suisse le fait en général sur une base volontaire. Mais elle garde en principe la liberté de refuser certains éléments du droit européen. Cette situation ne plaît pas à l’UE qui menace de laisser s’éroder les accords actuels et de ne pas en signer de nouveaux.

L’accord institutionnel Suisse-UE est la solution trouvée par les deux parties pour que ces accords soient régulièrement mis à jour et appliqués de façon harmonieuse. Il prévoit que la Suisse reprenne le droit européen de manière presque systématique. Il s’agit d’une perte de souveraineté, dénonce l’UDC, qui s’oppose vivement au texte.

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Brexit : Plonger le Royaume Uni dans le Chaos NON Diminuer les fonds européens aux pauvres OUI : écouter

On nous disait que le Brexit allait être une catastrophe pour le Royaume Uni. Que ce pays allait connaitre la famine et des pénuries de médicaments et que ce serait comme la Corée du Nord car il y aurait maintenant une séparation.

 

Le trés sérieux site capital.fr titrait il y a un an : Brexit : la crainte dune pénurie de … papier de toilette  La chaine de télévision macroniste et trés européiste BFMTV titrait d’un ton plus sérieux « Brexit: un ministre allemand alimente les craintes de pénurie au Royaume-Uni  »

Bon je ne vais pas citer tous les articles anxiogènes qui flurtent à la limite de la vérité. Plus c’êst gros plus ça passe et plus on le croit.

Exemple « risquer de voir leurs produits bloqués dans les ports où des contrôles douaniers devront être rétablis. » blabla . Ce n’est pas parce qu’il y a un contrôle douanier qu’un port est bloqué. Ce type de racoursis grossier alimentait il y a peu des spéculations dans le but de faire peur. Maintenant la réalité arrive et qui pourrait être les vrais perdant du Brexit ? : les pauvres et en Union Européenne.

Le Royaune Uni ne contribue plus au budget européen et un trou de 11 milliards doit être comblé et la commission européenne veut en même temps financer de nouvelles priorités. Alors elle veut tailler dans des enveloppes comme la politique de cohésion et donc au budget consacré à l’aide aux plus démunis.

30 milions de persones en Europes vivent dans la pauvreté et ce sont elles qui vont en premier être les victicmes du Brexit.

 

 

 

 

 

Pourquoi l’Europe c’est le contraire de la démocratie

Un article du Figaro Gilets jaunes : « Macron a les pieds et les poings liés par l’Union européenne »  de @CoralieDelaume

Démontre admirablement bien que l’Union Européenne au travers de ses traités a confisqué la souveraineté des pays qui la compose.

 

L’Union européenne est plus qu’une simple organisation internationale.

Il ne peut y avoir de démocratie dans le cadre de l’Union européenne

L’Union européenne est plus qu’une simple organisation internationale. Elle n’est pas intergouvernementale mais supranationale. Les juristes disent que la Cour de justice des communautés a «constitutionnalisé les traités» via deux jurisprudences de 1963 et 1964. Autrement dit, la Cour a fait naître un ordre juridique inédit et posé les bases d’un proto-fédéralisme sans que les peuples soient consultés – ni même avertis – de la venue au monde d’une quasi-Constitution.

Les Français ont fini par l’être mais… quarante ans plus tard! Le référendum de 2005 sur le Traité constitutionnel européen consistait finalement à demander aux électeurs de légitimer a posteriori une situation qui préexistait de longue date. C’est l’une des raisons pour lesquelles il n’a pas été tenu compte du «non» français (ni du «non» néerlandais), et pour lesquelles le texte a été réintroduit sous le nom de «Traité de Lisbonne». Pour pouvoir respecter le verdict des urnes, il eût fallu admettre qu’on avait validé un processus de «fédéralisation furtive» de l’Europe, et rebrousser une partie du chemin parcouru dans cette voie.

 

Pour pallier l’immense «déficit démocratique» de l’édifice communautaire, le Traité de Lisbonne a accru les pouvoir du Parlement européen. Problème: ce Parlement n’en est pas un. Il ne représente pas le «peuple européen» (puisqu’il n’en existe aucun) mais se contente de faire cohabiter les représentants nationaux de vingt-huit États. En outre, il n’est pas, tant s’en faut, le principal producteur de droit communautaire. Ce rôle revient à la Cour de Luxembourg, laquelle émet de la norme à jet continu, de manière jurisprudentielle et sans en référer à personne.

Le Parlement européen n’a aucune possibilité de modifier les traités alors même que ceux-ci contiennent des éléments de politique économique. Une majorité «de gauche» ou «souverainiste» régnerait-elle sur l’Assemblée de Strasbourg qu’aucune réorientation ne se produirait. Quoi qu’il se passe dans les urnes lors des Européennes de 2019, le pack juridique composé des traités et des arrêts de la Cour continuera d’imposer plus de libre-échange, plus d’austérité, plus de concurrence

En Union européenne, on a beau voter cela ne change rien.

Les traités européens sont la «constitution économique» de l’Europe. Leur position de surplomb explique pourquoi la politique économique menée en France est la même depuis le milieu des années 1980, bien que se succèdent à la tête de l’État des hommes d’obédiences différentes. C’est «l’alternance unique» selon la formule de Jean-Claude Michéa, le pareil qui succède au même tout en se donnant les apparences du changement. En Union européenne, on a beau voter cela ne change rien.

C’est pourquoi l’ancienne Commissaire Viviane Reding pouvait par exemple affirmer: «il faut lentement mais sûrement comprendre qu’il n’y a plus de politiques intérieures nationales».

Les gouvernements des pays membres ne disposent que d’un très petit nombre d’instruments de politique économique. Aucune politique industrielle volontariste ne leur est possible puisque les traités interdisent de «fausser la concurrence» par le biais d’interventions étatiques. Aucune politique commerciale protectrice ne leur est possible puisque la politique commerciale est une «compétence exclusive» de l’Union. Aucune politique de change n’est possible puisque dans le cadre de l’euro, les pays ne peuvent dévaluer. Aucune politique monétaire n’est possible puisque c’est la Banque centrale européenne qui la conduit. Enfin, aucune politique budgétaire n’est possible puisque les pays qui ont adopté la monnaie unique sont soumis à des «critères de convergence», notamment la fameuse règle – arbitraire – des 3 % de déficit public. En outre, depuis 2010 et dans le cadre d’un calendrier appelé «Semestre européen», la Commission encadre méticuleusement l’élaboration des budgets nationaux.

Dans ces conditions, ne restent aux gouvernants nationaux que deux outils disponibles: la fiscalité et le «coût du travail».

Quant à la fiscalité, ils choisissent généralement de diminuer celle qui pèse sur le capital délocalisable et d’augmenter celle qui pèse sur les classes sociales qui ne peuvent échapper à l’impôt.

1986 : liberté de circulation des capitaux = libre délocalisation

En 1986 a été posé le principe de «libre circulation des capitaux» au sein du Marché unique. Depuis lors, le capital peut exercer sur chaque États un véritable chantage en menaçant de fuir vers les États voisins. Les pays membres se livrent une concurrence fiscale effrénée, certains (Luxembourg, Irlande) s’étant même constitués paradis fiscaux et vivant des possibilités d’évitement fiscal qu’ils proposent aux multinationales.

Quant aux revenus (et au droit) du travail, ils sont l’une des cibles privilégiées de l’échelon supranational. Il suffit, pour s’en apercevoir, de lire les documents de cadrage incessamment produits par la Commission européenne, des «lignes directrices pour l’emploi» à «l’examen annuel de croissance» en passant par les «recommandations du Conseil» rédigées chaque année dans le cadre du Semestre européen. Toutes les réformes du droit du travail ayant été mises en œuvre dans les pays membres, du Jobs act en Italie à la loi El Khomri en France, ont été prescrites dans l’un ou l’autre de ces épais documents.

Enfin, les principes de «libre circulation des personnes» et de «libre prestation de service» à l’intérieur le Marché unique favorisent la course au moins-disant social. En dépit de la grande disparité des niveaux de rémunération d’un pays à l’autre, ces «libertés» mettent en concurrence tous les salariés d’Europe les uns avec les autres. Elles favorisent toute une gamme de pratiques relevant du dumping social, la plus connue d’entre elles étant le recours au travail détaché. Pour les pays dotés de l’euro, c’est encore plus grave: ne pouvant dévaluer leur devise pour doper leur compétitivité, ils sont contraints de pratiquer la «dévaluation interne», donc de faire baisser les salaires.