Pourquoi l’Europe c’est le contraire de la démocratie

Un article du Figaro Gilets jaunes : « Macron a les pieds et les poings liés par l’Union européenne »  de @CoralieDelaume

Démontre admirablement bien que l’Union Européenne au travers de ses traités a confisqué la souveraineté des pays qui la compose.

 

L’Union européenne est plus qu’une simple organisation internationale.

Il ne peut y avoir de démocratie dans le cadre de l’Union européenne

L’Union européenne est plus qu’une simple organisation internationale. Elle n’est pas intergouvernementale mais supranationale. Les juristes disent que la Cour de justice des communautés a «constitutionnalisé les traités» via deux jurisprudences de 1963 et 1964. Autrement dit, la Cour a fait naître un ordre juridique inédit et posé les bases d’un proto-fédéralisme sans que les peuples soient consultés – ni même avertis – de la venue au monde d’une quasi-Constitution.

Les Français ont fini par l’être mais… quarante ans plus tard! Le référendum de 2005 sur le Traité constitutionnel européen consistait finalement à demander aux électeurs de légitimer a posteriori une situation qui préexistait de longue date. C’est l’une des raisons pour lesquelles il n’a pas été tenu compte du «non» français (ni du «non» néerlandais), et pour lesquelles le texte a été réintroduit sous le nom de «Traité de Lisbonne». Pour pouvoir respecter le verdict des urnes, il eût fallu admettre qu’on avait validé un processus de «fédéralisation furtive» de l’Europe, et rebrousser une partie du chemin parcouru dans cette voie.

 

Pour pallier l’immense «déficit démocratique» de l’édifice communautaire, le Traité de Lisbonne a accru les pouvoir du Parlement européen. Problème: ce Parlement n’en est pas un. Il ne représente pas le «peuple européen» (puisqu’il n’en existe aucun) mais se contente de faire cohabiter les représentants nationaux de vingt-huit États. En outre, il n’est pas, tant s’en faut, le principal producteur de droit communautaire. Ce rôle revient à la Cour de Luxembourg, laquelle émet de la norme à jet continu, de manière jurisprudentielle et sans en référer à personne.

Le Parlement européen n’a aucune possibilité de modifier les traités alors même que ceux-ci contiennent des éléments de politique économique. Une majorité «de gauche» ou «souverainiste» régnerait-elle sur l’Assemblée de Strasbourg qu’aucune réorientation ne se produirait. Quoi qu’il se passe dans les urnes lors des Européennes de 2019, le pack juridique composé des traités et des arrêts de la Cour continuera d’imposer plus de libre-échange, plus d’austérité, plus de concurrence

En Union européenne, on a beau voter cela ne change rien.

Les traités européens sont la «constitution économique» de l’Europe. Leur position de surplomb explique pourquoi la politique économique menée en France est la même depuis le milieu des années 1980, bien que se succèdent à la tête de l’État des hommes d’obédiences différentes. C’est «l’alternance unique» selon la formule de Jean-Claude Michéa, le pareil qui succède au même tout en se donnant les apparences du changement. En Union européenne, on a beau voter cela ne change rien.

C’est pourquoi l’ancienne Commissaire Viviane Reding pouvait par exemple affirmer: «il faut lentement mais sûrement comprendre qu’il n’y a plus de politiques intérieures nationales».

Les gouvernements des pays membres ne disposent que d’un très petit nombre d’instruments de politique économique. Aucune politique industrielle volontariste ne leur est possible puisque les traités interdisent de «fausser la concurrence» par le biais d’interventions étatiques. Aucune politique commerciale protectrice ne leur est possible puisque la politique commerciale est une «compétence exclusive» de l’Union. Aucune politique de change n’est possible puisque dans le cadre de l’euro, les pays ne peuvent dévaluer. Aucune politique monétaire n’est possible puisque c’est la Banque centrale européenne qui la conduit. Enfin, aucune politique budgétaire n’est possible puisque les pays qui ont adopté la monnaie unique sont soumis à des «critères de convergence», notamment la fameuse règle – arbitraire – des 3 % de déficit public. En outre, depuis 2010 et dans le cadre d’un calendrier appelé «Semestre européen», la Commission encadre méticuleusement l’élaboration des budgets nationaux.

Dans ces conditions, ne restent aux gouvernants nationaux que deux outils disponibles: la fiscalité et le «coût du travail».

Quant à la fiscalité, ils choisissent généralement de diminuer celle qui pèse sur le capital délocalisable et d’augmenter celle qui pèse sur les classes sociales qui ne peuvent échapper à l’impôt.

1986 : liberté de circulation des capitaux = libre délocalisation

En 1986 a été posé le principe de «libre circulation des capitaux» au sein du Marché unique. Depuis lors, le capital peut exercer sur chaque États un véritable chantage en menaçant de fuir vers les États voisins. Les pays membres se livrent une concurrence fiscale effrénée, certains (Luxembourg, Irlande) s’étant même constitués paradis fiscaux et vivant des possibilités d’évitement fiscal qu’ils proposent aux multinationales.

Quant aux revenus (et au droit) du travail, ils sont l’une des cibles privilégiées de l’échelon supranational. Il suffit, pour s’en apercevoir, de lire les documents de cadrage incessamment produits par la Commission européenne, des «lignes directrices pour l’emploi» à «l’examen annuel de croissance» en passant par les «recommandations du Conseil» rédigées chaque année dans le cadre du Semestre européen. Toutes les réformes du droit du travail ayant été mises en œuvre dans les pays membres, du Jobs act en Italie à la loi El Khomri en France, ont été prescrites dans l’un ou l’autre de ces épais documents.

Enfin, les principes de «libre circulation des personnes» et de «libre prestation de service» à l’intérieur le Marché unique favorisent la course au moins-disant social. En dépit de la grande disparité des niveaux de rémunération d’un pays à l’autre, ces «libertés» mettent en concurrence tous les salariés d’Europe les uns avec les autres. Elles favorisent toute une gamme de pratiques relevant du dumping social, la plus connue d’entre elles étant le recours au travail détaché. Pour les pays dotés de l’euro, c’est encore plus grave: ne pouvant dévaluer leur devise pour doper leur compétitivité, ils sont contraints de pratiquer la «dévaluation interne», donc de faire baisser les salaires.

Gilets Jaunes avant l’acte 4

Les Gilets Jaunes c’est l’histoire en direct. Chaque jour il se passe quelque chose. Entre un mouvement de fond, des politiciens avec leurs codes bizarre. Une incompréhension du pouvoir et la misère cela donne une bonne soupe qui déborde.

Les français sont un peuple de râleur qui a l’habitude de faire gréve et de manifester. Mais cette fois ci c’est différent.

La négociation a commencé

Pour l’instant les gilets jaunes ont obtenu une promesse de ne pas avoir une nouvelle taxe en 2019. Mais rien sur le présent pour baisser des taxes actuelles. Une promesse a de la valeur si la confiance existe mais il n’y a pas de confiance. Donc il est évident que cela ne va pas donner satisfaction. Le gouvernement peut-il aller plus loin que des promesses ?

Pour la première fois ce mouvement n’est pas égoiste.

D’habitude on a des mouvement égoiste. Ce sont les trains, le métro, les profs, les fonctionnaires bref des gens qui sont déjà bien qui veulent plus. Une catégorie qui demande quelque chose pour elle même. Avec les Gilets Jaunes il n’y a pas de catégorie. On a dit les campagnes, les catégories de la classe moyenne. C’est peut être un peu cela mais en fait pas vraiment. C’est multiple.

Les demandes des Gilets Jaunes ne sont pas si énormes que cela.

Ils veulent simplement plus de justice et une vraie démocratie. Moins de taxes (impôt pour les pauvres). Les riches payent moins d’impôt que les pauvres alors que normalement cela devrait être l’inverse.

La démocratie ne fonctionne plus. Les Gilets Jaunes ne sont pas entendu et ne croient pas à l’annonce du gouvernement. Un dialogue est utile que si on va en tenir compte.

La démocratie n’existe plus

Le peuple n’est pas souverain. Il n’a pas la main. La représentation ne fonctionne pas. Les parlementaire représente leur parti et non les français. C’était assez flagrant à regarder les débats télévisés et les réponses que les députés faisaient. C’était du discours qu’on leur avaient dit de dire. Il n’y avait pas de réfléxions personnelles. Aucune représentation de la circonscripton. Les institutions françaises sont bloqués. Seul l’article 68 que pour l’instant aucun député n’a déclanché pourrait offrir une sortie de crise. L’article 68  parle d’une destitution du président. Evidement le président ne va pas démissionner et il ne va pas dissoudre le parlement.

Le gouvernement ne peut rien faire

Ce qui est frappant c’est que peu de gilets Jaunes comprennent que le gouvernement ne peut plus rien faire. Il ne peut pas augmenter le smic  ni baisser les taxes. Il doit respecter les traités européens.

La peur a changé de camp

On a l’impression que le pouvoir commence sérieusement à avoir peur. La république est menacée. Il va avoir des morts.

Voici ce qu’écrit un journaliste essayant de faire un reportage

1. La défiance envers les médias est immense et profondément enracinée. On en parle depuis les élections européennes de 2015, le Brexit et l’élection de Trump, mais c’est bien la couverture médiatique des #GiletsJaunes qui incarne le mieux en France le problème.
2. À chaque barrage rencontré, il nous a fallu débuter par 1h30-2h de médiation. Un temps nécessaire pour installer une discussion, de l’écoute, mais aussi de la pédagogie et pas mal de correction, en réponse aux fake news, décidément profondément enracinées.
3. Les fake news, justement. Comme les idées reçues, ce sont souvent les mêmes qui reviennent. En vrac, les journalistes mettent dans leurs sujets ce que leurs chefs/le gouvernement leur dictent. Les médias ne disent/montrent/rapportent pas la vérité.
4. Le gouvernement supprime des vidéos de violences policières du téléphone portable des #GiletsJaunes. Quand on les questionne, les personnes disent finalement l’avoir entendu de quelqu’un d’autre.
5. Le gouvernement supprime des vidéos (bis) postées sur Facebook. Là encore, soit c’est entendu d’un tiers, soit c’est effectivement Facebook qui l’a supprimé, mais là parce que la vidéo ne répond pas aux critères de publication du réseau social.
6. Or, et il faut le rappeler à chaque fois, Facebook est une entreprise privée. Ce n’est pas le gouvernement ou les médias qui choisissent ce qui y est publié/modéré.
7. Autre propos entendus de multiples fois chez les #GiletsJaunes : les policiers/CRS se déguiseraient en manifestants pour provoquer des affrontements avec les forces de l’ordre et casser du mobilier urbain.
8. Il s’agit en fait bien souvent de personnes mal informées qui finalement se retrouvent à manger de la désinformation (voient une vidéo sur Facebook présentée pour ce qu’elle n’est pas, voient une interview manipulatrice réalisée par @RTenfrancais, etc).
0. Le problème, c’est que même en passant 2h à déconstruire toutes ces fausses idées, il a été difficile de ramener les personnes rencontrées à la raison, ou du moins à la réflexion.
11. La pédagogie et le dialogue nous ont permis de dénouer tout risque de problème, de conflit, voire d’attaque, de nous faire accepter au milieu de ces #GiletsJaunes et de faire accepter la présence de la caméra…
12. …mais ça n’a pas été suffisant pour ramener un reportage TV complet. La défiance envers les médias et notre métier de journaliste demeurait trop grande pour pouvoir ramener un témoignage, pour « simplement » tendre le micro et poser quelques questions.
13. Si les #GiletsJaunes refusent autant de parler aux micros tendus, et on l’a lu partout depuis plusieurs jours, c’est aussi et surtout parce que beaucoup craignent de parler pour tous lorsqu’on leur demande pourtant de ne parler que d’eux, de leur vie, de leur cas personnel.
14. Par contre, et ça je l’avais raté avant de me rendre sur le terrain, beaucoup nous ont confié vouloir parler, témoigner, partager leur histoire et leurs espoirs. Mais ont peur des #GiletsJaunes les plus radicaux.
15. Sur les barrages où l’on se trouvait, les menaces pleuvent, nous a-t-on dit à de multiples reprises, sur les #GiletsJaunes qui se confient à la presse/aux médias. Certains nous ont expliqué avoir réellement peur de trop discuter.
16. Du côté d’une société de dépôts pétroliers à proximité du Mans, des gilets jaunes qui se revendiquent comme « pacifiques » viennent la journée réaliser diverses actions de blocage.
17. Et bien ceux-là même expliquaient rentrer chez eux à la nuit tombée, non pas pour rejoindre leur famille ou pour se reposer, mais parce qu’ils avaient peur, réellement peur, des gilets jaunes présents la nuit.
18. Une fois le soleil couché, membres du Groupe union défense (GUD, extrême droite) et anarchistes étaient là, sur le blocage, à la fois ensemble et séparés.
19. Plusieurs gilets jaunes qui se présentaient comme pacifiques expliquaient d’ailleurs qu’ils s’attendaient à ce que les deux groupes se foutent très vite les uns sur les autres, malgré la lutte commune.
20. Sinon, j’ai aussi entendu des choses surréalistes, un peu à l’image de ce que j’avais déjà ouï dire jeudi dernier, au rond-point des vaches de Saint-Étienne du Rouvray.
21. Par exemple, un gilet jaune qui se présentait ouvertement comme sympathisant du Rassemblement national, affirmait que « la colère s’est transformée en haine », ne manquant pas de proférer diverses menaces à l’adresse d’Emmanuel Macron.
22. Ces menaces, ce n’était pas des paroles classiques de manifestant ou d’opposant. Mais des appels au meurtre.
23. D’ailleurs, la majorité des #GiletsJaunes rencontré en Sarthe disait ne pas souhaiter se rendre à Paris samedi prochain. « Bien trop dangereux ».
24. Les plus pacifiques faisaient part de leur peur, de leur crainte de voir non plus des blessés, mais des morts. Et ce, de tous les côtés. « Certains y vont pour tuer », chuchotait l’un des gilets jaunes.
25. Mais l’image qui m’a le plus marqué, c’est celle d’un père de famille, bientôt la cinquantaine, un homme parfaitement équilibré, qui a complètement fondu en larmes en évoquant la situation « misérable » de sa mère, une retraité. Inconsolable.
26. Quant aux mots les plus surprenants, c’est un autre homme d’une cinquantaine d’années qui les a prononcé. Il a cité Nieztche en évoquant la politique d’Emmanuel Macron : « Ce ne sont pas les doutes qui rendent fou, ce sont les certitudes ». #GiletsJaunes

Franc = libre

Le 5 décembre 1360 le 1er franc est émis. Cette pièce d’or, dite « franc à cheval », fut frappée pour payer la libération du roi Jean le Bon, capturé par les Anglais durant la guerre de Cent Ans. Le terme « franc » signifiait que le roi était « franc des anglais » donc libre Franc veut dire libre. Quand on parle franchement on parle librement. Ce nom a été choisi pour la monnaie car c’était le symbole de la liberté. La Suisse est un des rares pays au monde à encore avoir le Franc comme devise avec peut être quelques pays en Afrique. La France qui avait fait cette monnaie l’a abandonné au profit de l’Euro. L’Euro c’est pratique, cela évite les changes et facilite la comparaison des prix. Par contre c’est une perte de souveraineté qui se voit sur une échéance moyenne. L’Euro a 20 ans à peine.La crise des Gilets Jaune en France est un réfélateur. Le gouvernement ne pourra pas trouver de solution même en dialoguant car en perdant le Franc il perd sa marge manoeuvre. En 1968, en donnant une augmentation du smic, le Franc avait été dévalué et l’économie avait bénéficié de cela. Aujourd’hui cette solution n’est plus possible. Pour réduire le déficite et la dette la seule solution reste de diminuer les salaires et les retraites. C’est ce que le gouvernement a commencer de faire. Cela n’est que le début. Est ce que les français vont réaliser que le perte d’une monnaie c’est la perte de leur souveraineté ? Peut-être mais on ne l’entend pas souvent. Avec la perte du Franc, la France a perdu sa liberté.

Voici ce que demande les gilets jaunes

Deux propositions principales

  • Revoir à la baisse toutes les taxes
  • Création d’une assemblée citoyenne 

D’autres propositions, sur les transports et écologie :

  • Réduction de la TICPE ainsi que de la taxe carbone
  • Suppression du projet de loi visant à interdire le gasoil non routier « fioul rouge » (pour les agriculteurs)
  • Interdiction du glyphosate 
  • Annulation du projet de loi du biocarburant à l’huile de palme (gaz de schiste, OGM)
  • Abandon du projet de renouvellement du parc automobile français en électrique et mise sur le marché de biocarburants

Sur une réforme institutionnelle

  • Consultation du peuple plus fréquente, par voie de référendum national mais également local
  • Suppression du Sénat
  • Reconnaître et comptabiliser le vote blanc aux différents scrutins électoraux
  • Promulgation des lois par les citoyens eux-mêmes

Sur l’emploi et les entreprises

  • Baisse des charges patronales
  • Augmentation des aides financière publiques pour l’embauche en CDI en CDD ainsi que pour les contrats d’apprentissage : 
    -Plus particulièrement accentuée pour l’embauche des personnes à mobilité réduite
    -Favorisant les emplois non précaires
  • Augmentation du SMIC. Revaloriser en conséquence le calcul du quotient familial
  • Aide au retour à l’emploi ou à la reconversion professionnelle grâce à des formations efficaces et valorisantes
  • Respecter la parité homme/femme : alignement de la qualification et du poste occupé à rémunération égale

Pour lutter contre la précarité

  • Augmentation des retraites
  • Fin des régimes spéciaux
  • Réévaluation de l’allocation pour le logement (APL)
  • Augmentation des aides financières aux étudiants pour l’installation, la mobilité et la culture
  • Retraite au calcul identique pour tous

En faveur de la réduction du budget des comptes publics

  • Réduction significative des salaires des membres du gouvernement
  • Suppression des privilèges (salaires après mandats, emplois fictifs, indemnités)
  • Contrôle des notes de frais des élus
  • Présence physique obligatoire des élus en Assemblée

Pour l’éducation, la culture ou encore la santé

  • Création d’un vrai POSTBAC
  • Inclusion des personnes handicapées dans tous les domaines de la société
  • Accès à la culture pour tous 
  • Diminution de l’assistanat
  • Suppression de l’article 80 (ambulanciers)
  • Refonte proportionnelle totale du barème des droits de succession

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Facebook à 360°

Forces, faiblesses,opportunités, menaces, modèle économique, Facebook et les fakenews, Facebook et le régulateur… Bref, Soft Power fait le tour deFacebook à 360°.

Ecoutez cette émission qui a été diffusée sur France Culture le 25 novembre. A partager !

Pourquoi le gouvernement ne va rien céder aux gilets jaunes

Aujourd’hui jeudi 22 novembre  2018 est la 6ieme journée du mouvement ‘Gilets Jaunes’. Ce mouvement de protestation est une agrégation de divers mécontentements. Augmentation du prix du diesel avec le prétexte de fiscalité écologique, augmentation de divers impôts (CSG par exemple), baisse des prestations sociales (Logement), suppression progressives des services publics etc… Limitation de vitesse aux 80 KM/H et la liste pourrait bien sûr continuer.  Toutes ces choses ont pour nom les réformes.

Gouttes aprés gouttes le vase déborde. Depuis longtemps la grogne larvait. Certains commentateurs s’étonnaient de ne pas voir une contestation social eclatait. La voilà.

Sans aucun leader, grâce à internet le mot d’ordre est donné : Blogquer le pays. Faire des barrages avec un gilet jaune.

Face à ce mouvement, le gouvernement voit le désordre, accidents et les bagarres. Il affiche évidement sa fermeté.  C’est normal ce mouvement est d’un type nouveau. Aprés avoir écrasé toutes les dernières contestations sur la loi travail et la réforme de la SNCF, les syndicats n’ont plus de force et sont faibles. Les syndicats ont perdus.

Voyant que les syndicats ne servent plus à rien, voyant que les partis politiques sont tous les mêmes et conduisent tous (droite ou gauche) la même politique qui peu a peu casse les acquis sociaux, la population s’organise elle même.  Des idées fusent de toutes part : Bloquer la France, Bloquer les ports, Casser , monter à Paris, démission du président, dissolution de l’assemblées. On rêve d’une révolution. On se souvient de 1798. Macron étant comparé comme chaque présidents qui le précédait à Louis 16.

Les plateaux de télévisions avaient des discussions sur l’avenir du mouvement et sa compréhension.

Voici mon analyse

Ce mouvement n’a pas un but précis

Ce qui sera difficile pour les gilets jaunes c’est d’obtenir quelque chose de concret. La colère est diffuse. « On en a marre » mais il n’y a pas une demande précise. Cela va être difficile des les calmer. Au mieux ils vont obtenir des paroles. « Oui on vous comprend, on va vous aider bla bla bla »

Ce mouvement n’a pas de représentants

Autre difficulté est de savoir avec qui discuter. Quand il y a des grèves, ils y a des revendications et des demandes. On peut discuter et faire un compromis en fonction du rapport de force. Mais ici il n’y a personne avec qui parler.

Le gouvernement n’a pas de marge de manoeuvre

Au final tout tourne autour de l’argent. Les gilets jaunes veulent moins d’impôts et plus de services publics. Mais il n’y a plus d’argent. Quand le gouvernement trouve une solution c’est avec l’argent des autres (des entreprises par exemple)

La constitution française protègle le président

La constituion français est fait pour que le gouvernement soit stable. Rien ne peut destituer le président. L’assemblée nationale donne une majorité au gouvernement. Donc les institutions protège le gouvernement et le président. Il n’y a qu’à a attendre que les choses se calment.

Le mouvement va se fatiguer

La stratégie du gouvernement est de ne rien céder. Il a tout les pouvoir. Le mouvement est un mouvement spontané. Le blocage de la France ne gène pas le pouvoir mais les français eux même. On peut penser qu’il va avoir une certaine lassitude. On se souvient du mouvement Nuit Debout qui au final a débouché sur RIEN.

Le gouvernement ne peut rien faire

Les traités européens impose aux pays membres de conduire une politique néolibérale de concurence et de destructions des acquis sociaux. Cela se fait petit à petit, lentement mais surement. Le gouvernement DOIT appliquer cette feuille de route européenne. Les Grandes Orientations de Politique Européenne demandent chaque années aux pays membres de faire telle ou telle chose. Même avec une dissolution de l’assemblée nationale et de nouvelles élections, cela ne changerait pas beaucoup. Le prochain gouvernement devra suivre ces GOPE. Tous les pays européens qui se sont révoltés sont rentrés dans le rang. Souvenez vous de la Grèce qui avait un gouvernement de gauche qui au final a dû vendre des ports, privatiser, baisser les retraites et les salaires et les pauvres sont devenus plus pauvre encore. N’avez vous pas remarqué que les différents gouvernements se suivent et font la même choses. Peut être ce mouvement va-t-il révélé l’impuissance des gouvernements. La France a perdu sa souveraineté.

Yunohost bilan

Yunohost est un logiciel qui permet de gérer un système linux plus facilement. Il permet d’installer en quelques clics des applications et d’avoir des comptes mails et xmpp.

L’idée derrière est de faciliter l’autohébergement pour le rendre accéssible au plus grand nombre.

Aprés avoir utiliser Yunohost en vrai voici mon bilan.

Avantages

– compte mail + xmpp intégré nativement
– Gestion des domaines sous domaines en deux clics
– letsencrypt en deux clics

– Installation facilité de certaines applications.

Inconvénients

  • Certaines applications ont des incompatiblités entre elles par exemple nextcloud et hubzilla
  • Certaines applications ne fonctionnent pas. Il faut chercher dans le log
  • Il faut souvent aller en ligne de commande pour ‘finir’ et installer des choses manquantes pour pouvoir faire tourner certaines appli

Qu’est ce que j’ai fait avec Yunohost

J’ai installé créer quelques compte et le mail et xmpp fonctionne relativement facilement. J’ai aussi installer quelques application comme un pad, dokuwiki, peercast, funkwhale, hubzilla, mastodon et c’est la que les problèmes ont commencé.

Parfois l’installation etait bonne du premier coup. Mais quelques fois pas. Il fallait aller sur le forum et demander de l’aide. Il fallait aller dans les logs qui et chercher l’origine du problème. On peut gagner du temps mais d’un autre on peut en perdre.

J’ai remarqué qu’il peut avoir des incompatibilités entre applications. Par exemple nextcloud et hubzilla ne fonctionnent pas.

Depuis quelques semaines ngnix s’arretaient de temps en temps. Comme je repoussait la recherche. J’ai un peu regarder des logs sans trop comprendre ni trouver de solution. J’avais mis dans un cron un commande pour relancer nginx. Cette solution temporaire ne pouvait pas rester. C’est alors qu’en voulant corriger finalement tout a été cassé.

Décision de tout réinstaller. Aprés un déménagement d’application déménageable facilement comme dokuwiki, je me pose la question si je vais continuer à utiliser yunohost. Peut être une installation native demande plus de temps mais au moins je comprends ce que je fais et cela me donne une impression de maitriser le serveur.

L’autohébergement c’est bien mais cela demande du temps et des compétences. Je comprends que ce n’est pas à la porté de tout le monde.

La France va-t-elle disparaître ? Emmanuel Todd – Aurélien Enthoven – François Asselineau

La France va-t-elle disparaître ?

Pour y répondre :

  • François Asselineau
    (HEC, ENA, inspecteur général des finances, président-fondateur de l’UPR, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2017).
  • Emmanuel Todd
    (démographe, historien, essayiste, prospectiviste, anthropologue, auteur de nombreux essais à succès, engagé politiquement, ancien chercheur à l’INED).
  • Aurélien Enthoven,
    (adhérent et militant UPR, et YouTubeur à succès)
    qui sera quant à lui, chargé d’animer et de modérer ce débat.

Google, Apple, Facebook, les nouveaux maîtres du monde

Ils s’appellent Bill Gates, Mark Zuckerberg, Sergey Brin ou encore Larry Page : ces Américains, dont certains n’ont pas encore 40 ans, comptent parmi les hommes les plus riches et les plus puissants de la planète. Leur point commun ? Ils ont créé le monde d’aujourd’hui grâce à une révolution technologique sans précédent : Internet et les réseaux sociaux. Anciens ados visionnaires devenus les dirigeants des plus grandes entreprises du secteur – Google, Facebook, Apple, Microsoft –, ils possèdent aujourd’hui un pouvoir d’un genre nouveau. Celui de contrôler les communications de toute la planète et de stocker les informations privées de tout un chacun. Un pouvoir très convoité, qui a pu les entraîner parfois dans des liaisons dangereuses avec les services secrets ou les gouvernements, notamment américain.

Cette émission retrace l’histoire de ces géants de l’internet. On commence avec Steeve Job qui vole les idées des autres et collabore avec Bill Gate pour créer la première interface graphique en utilisant une souris. La vengeance de Microsoft qui a trahi Apple et s’impose comme standard et gagne la guerre des micro ordinateurs dans les années 80. Les années 90 voient naitre internet et sa bulle des années 2000. Puis dans les années 2010 ce sont les réseaux sociaux puis les téléphones portables qui continuent la révolution numérique. Mais cela ouvre la voie à une surveillance généralisé. Aux Etats-Unis le pouvoir politique est lié aux GAFAM. Il y a entraide.

Aujourd’hui Les Etats-Unis domine toujours le monde numérique. Mais pour combien de temps encore ?